Le sommeil est la source de nombreuses préoccupations pour les jeunes parents. Si nous rêvons tous de déposer notre petit dans son lit pour qu’il y passe une nuit paisible et reposante, la réalité est parfois bien différente. En termes de sommeil chez les enfants, les parents réalisent rapidement que rien n’est jamais vraiment acquis et qu’il n’est pas rare de devoir faire face à des troubles du sommeil. Il est donc important de bien les comprendre afin de pouvoir les prévenir, mais aussi de savoir comment y faire face. Ouatine & Cumulus vous donne ses conseils pour soutenir le sommeil de votre bébé.
1. Les troubles du sommeil liés à un processus naturel chez les bébés 💤
La cause est souvent variable selon l’âge de votre enfant :
- Les bébés de moins de 6 mois se réveillent généralement pour des raisons physiologiques, liées à une couche sale, à une température de la pièce trop élevée ou trop basse, à la faim ;
- De 6 à 12 mois, il s’agit plutôt de réveils liés à leur développement, les bébés deviennent plus autonomes, ils vivent des changements dans leurs habitudes qui peuvent les perturber ;
- De 12 à 18 mois, on parle plutôt de besoins émotionnels, liés aux angoisses de séparation ou encore à des cauchemars ou terreurs nocturnes qui apparaissent durant cette période. À partir de cet âge, les bébés commencent à rêver et à imaginer des histoires, parfois en lien avec des changements d’habitudes, rencontre de nouvelles personnes…, ce qui peut entraîner des angoisses nocturnes.
Comment faire la différence entre un cauchemar et une terreur nocturne ? 😱
Les cauchemars se produisent lors d’un sommeil paradoxal. Celui-ci implique le réveil de l’enfant qui va pleurer pour appeler ses parents à la recherche d’un contact rassurant. Cet accompagnement lui permettra de se rendormir.
Les terreurs nocturnes sont moins fréquentes, l’enfant semble éveillé, mais n’est pas réellement dans le contact. Il présente des signes physiques de peur, accompagné de cris et d’une respiration saccadée, alors qu’il parait incapable de se calmer. Elles sont très impressionnantes pour les proches, mais elles ne durent habituellement pas plus de cinq minutes avant que l’enfant ne replonge de façon autonome dans le sommeil.
Comment réagir ? 👪
Les cauchemars se produisent généralement en fin de nuit, votre rôle sera de consoler votre enfant pour l’aider à chasser ses peurs et l’aider à se rendormir rapidement. Surtout, ne le réprimandez pas, car cela ne ferait qu’augmenter sa sensation de mal-être.
Les terreurs nocturnes ont, quant à elles, plutôt tendance à apparaître en début de nuit. Vérifiez que votre bébé est en sécurité pour qu’il ne se blesse pas durant sa crise et restez à ses côtés le temps que celle-ci s’estompe. Ne réveillez pas votre enfant, car celui-ci n’est pas réellement conscient de ce qui se passe. Le laisser se rendormir est la solution, si vous l’éveillez, celui-ci ressentira un état d’angoisse sans en comprendre la cause, ce qui est très anxiogène.
2. Les troubles du sommeil liés à des difficultés d’endormissement 🛏️
Chez les bébés, comme chez les adultes, il arrive que s’endormir ne soit pas un jeu d’enfants. Les difficultés d’endormissement peuvent être liées à une stimulation trop importante avant le coucher, avec des jeux bruyants ou comprenant des écrans, ou encore à l’absence de routine de sommeil, pourtant essentielle pour aider votre enfant à s’apaiser avant le coucher. Lors de phases de croissance ou de développement, il est possible que votre enfant recherche davantage votre soutien pour réussir à s’endormir.
Comment lutter contre ces difficultés d’endormissement ? 🎵
En créant une routine de coucher régulière et apaisante 🍼
Les bébés aiment les répétitions qui les aident à s’apaiser et se détendre. C’est pourquoi une routine du coucher régulière est essentielle pour le développement de leur rythme circadien, puisqu’elle va permettre à votre enfant de comprendre que le moment du coucher approche.
Parmi les activités possibles, un bain chaud, un massage léger, une chanson douce, une petite histoire ou un instant câlin peuvent être mis en place. Gardez une heure de coucher régulière chaque soir, ce qui favorisera l’intégration de son rythme circadien, mais isolez-le aussi des stimulations qui auraient un rôle néfaste pour son sommeil. Ainsi, lorsque le rituel du couchage s’initie, réduisez la luminosité de la pièce, éteignez les écrans ou éloignez-en votre bébé, diminuez les sons qui l’entourent, que ce soient ceux de la télévision, d’une radio ou des jeux…
Routine du sommeil : quatre trucs et astuces pour endormir facilement votre bébé
Grâce à un environnement propice au sommeil 🧸
Si le rituel à toute son importance, l’ambiance qui entoure le repos de votre enfant l’est tout autant. En effet, l’environnement joue un rôle crucial dans la qualité de son sommeil, puisqu’il va permettre à votre bébé de s’apaiser et de se sentir en sécurité. Veillez à ce que la température de la pièce soit agréable, entre 18 et 20 °C, et assurez-vous qu’aucune lumière extérieure ne vienne perturber sa nuit, en utilisant notamment des rideaux occultant et des veilleuses douces.
Découvrir les cocons taille 1 (premières semaines)
Si le silence a tendance à inquiéter votre bébé, vous pouvez utiliser des bruits blancs pour l’apaiser grâce à des bruits de fond constants, qui masqueront les sons extérieurs pour favoriser son endormissement. La journée, vous pouvez continuer vos activités habituelles, n’ayez pas peur de faire du brouhaha, de manière raisonnable bien sûr.
Découvrir les cocons taille 2 (jusqu’à 6 mois)
S’endormir seul n’est pas inné pour le bébé, il faudra donc, progressivement, apprendre à votre tout-petit à le faire. L’encourager dans le développement de son autonomie est un élément clé pour lutter contre les réveils la nuit.
Pour ce faire, vous pouvez déposer votre bébé dans son lit lorsqu'il est encore éveillé, l’apaiser et quitter la pièce. Augmentez petit à petit la durée que vous mettez avant d’intervenir. Il va dans ces conditions apprendre à s’assoupir seul et, surtout, à se rendormir sans votre intervention.
Sommeil autonome et auto-apaisement : encourager bébé à s’endormir seul
3. Les troubles du sommeil lié à la régression du sommeil ⏰
Phénomène courant chez les bébés, la régression du sommeil est une étape tout à fait naturelle en lien avec de nouvelles acquisitions au niveau de leur développement cognitif ou moteur. Cette phase d’évolution peut perturber son sommeil et survenir à différentes périodes :
- vers les 5 mois, lors des premiers changements majeurs (changements alimentaires…) ;
- vers 8-10 mois, en lien avec leur développement moteur (comme le 4 pattes par exemple et l’exploration du monde);
- vers 18 mois, lié à des changements cognitifs (comme l’angoisse de séparation, l’acquisition du langage…).
Attention, cela reste des références approximatives, chaque enfant est unique et a sa propre évolution.
La régression du sommeil est un passage normal dans le développement des enfants. Soyez donc patient, votre bébé récupérera un repos constant une fois qu’il aura maîtrisé ses nouvelles compétences. Pour gérer cette période, votre bébé aura besoin de vous. En effet, une routine stable avec un rituel d’endormissement l’aidera à se sentir en sécurité et à s’adapter aux changements qui s’opèrent en lui et autour de lui.
Soyez là pour le réconforter s’il se réveille la nuit, car ses besoins émotionnels augmentent à certaines périodes. Essayez de le rassurer sans trop intervenir pour qu’il ne s’habitue pas à ce qu’on le prenne systématiquement dans les bras dès qu’il se met à pleurer.
Si les troubles du sommeil persistent ou deviennent trop envahissants, il est important de consulter un pédiatre pour écarter d’éventuelles causes médicales ou d’inconfort.
Les troubles du sommeil chez les bébés sont fréquents et peuvent être un défi pour les parents, mais ils font souvent partie du développement normal. Avec patience et bienveillance, vous aiderez bébé à traverser ces étapes et à améliorer progressivement la qualité de son sommeil.